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Institut du sein Léonard de Vinci

Le reconstruction mammaire

Généralités

Le cancer du sein est le plus fréquent des cancers féminins : chaque année en France, plus de 40 000 nouveaux cas sont diagnostiqués, ce qui signifie qu’au cours de sa vie environ une femme sur neuf y sera confrontée.


Le traitement du cancer du sein est souvent multidisciplinaire (radiothérapie, chimiothérapie, hormonothérapie…) mais la résection chirurgicale de la tumeur est indispensable. Les techniques d’oncoplastie ont rendu la conservation du sein souvent possible mais la mastectomie est encore nécessaire dans environ 40% des cas.


Même si le sein est d’une faible utilité fonctionnelle, l’ablation de cet organe touche quelque chose de très sensible sur le plan de la féminité et de la séduction.


Une reconstruction peut et doit donc être proposée car les résultats obtenus donnent le plus souvent satisfaction au prix d’interventions peu invasives.


Pourtant pour diverses raisons d’ordre personnel, familial… en France moins de 50 % des femmes y auront recours. Parfois parce qu’elles n’en ressentent pas le désir, mais trop souvent aussi parce qu’elles en ont été dissuadées par un entourage pusillanime voire par certains médecins qui invoquent, à tort, une prise de risque cancérologique.


Le choix de la reconstruction appartient aux patientes concernées et la possibilité d’y recourir (ou de CHOISIR de ne pas le faire) peut les aider à surmonter la mastectomie.


Il est prouvé que la reconstruction n'augmente pas le risque de récidives ou de métastases, ne retarde pas le diagnostic d'une récidive ou d'une métastase et ne modifie pas le pronostic.


Il existe plusieurs techniques de reconstruction et les indications vont dépendre de la quantité et de la qualité de la peau, de l’anatomie de la patiente, de sa consommation de tabac et de ses objectifs. C’est dire qu’une consultation spécialisée s’impose même pour choisir, mais en connaissance de cause, de ne pas reconstruire.

 

L'objectif d’une reconstruction est de refaire un volume et une forme de sein mais aussi une symétrie avec l'autre sein.


La reconstruction peut avoir lieu en même temps que la mastectomie (Reconstruction Mammaire Immédiate ou RMI) ou dans un second temps, après la fin des traitements du cancer du sein (Reconstruction Mammaire Différée ou RMD).


Le sein peut être reconstruit avec une prothèse et/ou avec un lambeau musculo-cutané et/ou lipomodelage.

L’idéal semble bien sûr de reconstruire en même temps que la mastectomie mais la radiothérapie pariétale détériore le résultat des reconstructions.


La reconstruction immédiate peut être proposée en l'absence de radiothérapie prévue après la mastectomie. Sinon, il est préférable de repousser la reconstruction douze mois au minimum après la fin de la radiothérapie.


Toutefois, si la patiente refuse catégoriquement une mastectomie sans reconstruction immédiate, certaines équipes médicales proposent d’inverser la séquence thérapeutique. Dans ce cas, on procède d’abord à la chimiothérapie puis à la radiothérapie, avant de finir le traitement par la mastectomie avec reconstruction immédiate obligatoirement par Lambeau Musculo-cutané (LMC).

Les femmes ayant eu une mastectomie n’ont pas toutes les mêmes exigences :

Certaines patientes sont prêtes à subir plusieurs interventions pour obtenir un résultat optimal alors que d’autres attendent de la reconstruction une simple restitution de forme et de volume qui va leur éviter de porter une prothèse externe.

De même, certaines femmes préfèrent recourir d’emblée à un lambeau pour avoir un résultat souple et naturel et d’autres, sont prêtes à tenter une reconstruction par prothèse afin de minimiser les cicatrices sur leur corps même si on leur prédit parfois un résultat moins naturel, quitte à opter en seconde intention pour un lambeau si elles n’étaient pas satisfaites.

Il est donc important de définir en consultation au cas par cas les objectifs de la reconstruction et d’établir un "plan thérapeutique" afin que certaines reprises chirurgicales ne soient pas vécues par les patientes comme un échec.

Etape 1 :

une intervention chirurgicale va permettre la reconstruction du volume et de la forme du sein manquant ou la préparation du site de reconstruction par lipomodelage premier (transfert de graisse pour régulariser, si besoin, le site de mammectomie).

Etape 2 :

symétrisation du sein controlatéral si besoin et évaluation des résultats (environ trois mois après l’intervention) :

soit le résultat est jugé satisfaisant et la reconstruction de l’aréole et du mamelon peut avoir lieu ;

soit le résultat est perfectible et des retouches vont être envisagées (un tiers des reconstructions bénéficie de corrections qui vont d'une simple reprise de cicatrice sous anesthésie locale au changement de taille et/ou de forme de prothèse) ;

enfin, si la technique choisie au départ n'offre pas de résultat satisfaisant, il peut être judicieux d'en changer. C’est parfois le cas des reconstructions par prothèse si la peau manque de laxité.

Etape 3 :

reconstruction de la Plaque Aréolo Mamelonnaire (PAM).

Il est indiscutable que la reconstruction mammaire améliore la qualité de vie et contribue à rendre les femmes plus fortes face à la maladie. La reconstruction leur redonne un sentiment d’intégrité physique, sans avoir à sacrifier au cancer leur féminité et leur bien-être physique.


La reconstruction mammaire fait partie intégrante du traitement du cancer du sein et il paraît inconcevable aujourd’hui de ne pas la proposer aux femmes qui doivent subir une mastectomie.